{"id":40,"date":"2008-03-11T14:22:25","date_gmt":"2008-03-11T14:22:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.scholastiquemukasonga.net\/home\/?p=40"},"modified":"2008-03-11T14:22:25","modified_gmt":"2008-03-11T14:22:25","slug":"biffures-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/","title":{"rendered":"Biffures &#8211; mars 2008"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.scholastiquemukasonga.net\/home\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/biffures.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41\" title=\"biffures\" src=\"http:\/\/www.scholastiquemukasonga.net\/home\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/biffures.png\" alt=\"\" width=\"132\" height=\"69\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #0000ff; font-size: x-large;\">Nigra sum sed formosa<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Le temps d\u2019un ouvrage, Scholastique  Mukasonga a accept\u00e9 de r\u00e9veiller pour son lecteur sa m\u00e9moire d\u2019enfant.  Quel \u00e2ge avait-elle dans le Rwanda des ann\u00e9es 1960-1970 ?     Ses souvenirs semblent intacts et nous content la mont\u00e9e progressive  de la violence hutue, incarn\u00e9e par ces soldats, sans peur mais pas sans  reproche, qui viennent tabasser les hommes dans leur     maison et violer les jeunes filles quand elles vont chercher de  l\u2019eau. La famille de Scholastique Mukasonga appartient \u00e0 ces Tutsis  progressivement \u00ab d\u00e9plac\u00e9s \u00bb \u00e0 partir de 1959 &#8211; date du     revirement de l\u2019alliance belge en faveur des Hutus, date des  premiers pogroms contre les Tutsis : contrairement \u00e0 d\u2019autres, partis  dans des pays limitrophes comme la Tanzanie ou le Burundi, la     famille de Scholastique Mukasonga s\u2019est r\u00e9sign\u00e9e \u00e0 quitter sa terre  ch\u00e9rie et f\u00e9conde pour \u00eatre install\u00e9e dans ce Bugesera hostile, au sud  du Rwanda, \u00ab <em>une contr\u00e9e que l\u2019on situait dans les     contes tout au bout de la terre habit\u00e9e par les hommes.<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Immanquablement, la peur, insidieuse,  permanente, est venue se nicher dans les consciences tutsies.  Scholastique Mukasonga d\u00e9crit la fa\u00e7on dont sa m\u00e8re, Stefania,     multipliait les plans de survie, inventant des cachettes en tous  genres, cr\u00e9ant m\u00eame des jeux de pistes vers le Burundi tout proche,  faisant r\u00e9p\u00e9ter, la nuit, \u00e0 ses enfants la course qu\u2019ils     auraient \u00e0 effectuer, le chemin qu\u2019ils auraient \u00e0 prendre en temps  voulu, pensant que ses pr\u00e9ventions, n\u00e9es d\u2019un instinct maternel d\u00e9cupl\u00e9,  sauveraient sa prog\u00e9niture d\u2019une attaque hutue     meurtri\u00e8re. Mais la vigilance n\u2019\u00e9tait pas seulement d\u2019ordre mat\u00e9riel  : la famille de l\u2019auteur avait m\u00eame l\u2019avantage d\u2019\u00eatre dot\u00e9e d\u2019une  double protection spirituelle, celle de Dieu (son p\u00e8re \u00e9tait     un sage, responsable de la L\u00e9gion de Marie) et de Ryangombe (le dieu  noir volontiers sollicit\u00e9 par sa m\u00e8re). La Nature, au Rwanda, est  truff\u00e9e de pr\u00e9sages, tout signe prend un sens, plus ou moins     rassurant, qui retarde ou semble acc\u00e9l\u00e9rer la venue du pire : la  couleur de l\u2019eau du lac Cyohoha, le vol des corbeaux, ou m\u00eame ces  po\u00e9tiques \u00ab larmes de la lune \u00bb\u2026<\/p>\n<p><em>La Femme aux pieds nus<\/em><\/p>\n<p>est autant un texte  autobiographique qu\u2019un document ethnographique. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il poss\u00e8de la  beaut\u00e9 et la tendresse de ces textes mus par la restitution patiente   et parfois amus\u00e9e d\u2019images dont la m\u00e9moire n\u2019a pas att\u00e9nu\u00e9 le  caract\u00e8re enfantin : la recherche scrupuleuse dans le champ de sorgho du  d\u00e9licieux <em>inopfu<\/em>, les poup\u00e9es tress\u00e9es avec les tiges   s\u00e8ches de ce m\u00eame sorgho, les bruits rassurants de la bi\u00e8re de sorgho  rouge qui fermente quand on s\u2019endort, les vaines tentatives maternelles  pour faire ouvrir, la nuit, \u00ab les yeux des pieds \u00bb de   sa fille, l\u2019observation fascin\u00e9e de cette Presque-Madame qui p\u00e9trit le  pain\u2026 D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, le texte restitue avec didactisme la fa\u00e7on dont  on construit l\u2019<em>inzu<\/em> (cette maison rwandaise   traditionnelle qui n\u2019existe plus aujourd\u2019hui, \u00ab <em>d\u00e9sormais dans les mus\u00e9es, comme ces squelettes de grands animaux disparus depuis des millions d\u2019ann\u00e9es<\/em> \u00bb), rappelle comment le sorgho se   cultive, de sa semaison \u00e0 sa moisson, et surtout, \u00e9voque avec un  plaisir non feint la fa\u00e7on dont les mariages se concluent (parfois m\u00eame  se manigancent) dans l\u2019arri\u00e8re-cour, r\u00e9serv\u00e9e aux femmes, de   l\u2019inzu.<\/p>\n<p>D\u2019un certain point de vue, <em>La Femme aux pieds nus<\/em> r\u00eave aussi d\u2019un Rwanda d\u2019avant la colonisation, d\u2019avant les Blancs et  souligne sans cesse l\u2019inutilit\u00e9 de     ce que l\u2019Occident a apport\u00e9 au Rwanda. Les cachets d\u2019aspirine ne  remplaceront jamais les panac\u00e9es naturelles ; les patates douces et les  haricots, venus d\u2019Am\u00e9rique, ont certes diversifi\u00e9 la     nourriture de base des Rwandais, mais ne remplaceront jamais  l\u2019incontournable sorgho ; les bo\u00eetes d\u2019allumettes ne servent \u00e0 rien si  l\u2019on peut aller chercher du feu chez son voisin ; de m\u00eame, les     ustensiles des Blancs sont inutiles pour fabriquer l\u2019<em>umuganura<\/em>,  un pot de terre suffit. Scholastique Mukasonga exprime ce que d\u2019une  certaine mani\u00e8re tout le monde a toujours su : le     Rwanda, qui sert ici d\u2019embl\u00e8me \u00e0 l\u2019Afrique noire, \u00e9tait un pays  autonome bien avant la colonisation et se serait volontiers pass\u00e9 des  mauvaises histoires des Blancs et de leur pr\u00e9tendue     civilisation. Elle \u00e9crit : \u00ab <em>Mais il y avait d\u2019autres histoires.  Des histoires qui n\u2019\u00e9taient pas les n\u00f4tres, qu\u2019on ne racontait pas  autour du feu. Des histoires qui \u00e9taient comme les     mauvaises drogues que pr\u00e9paraient les empoisonneurs, des histoires  porteuses de haine, porteuses de mort. Les histoires que racontaient les  Blancs.\/ Les Blancs avaient d\u00e9cha\u00een\u00e9s sur les Tutsis     les monstres insatiables de leurs mauvais r\u00eaves. Ils nous tendaient  les miroirs d\u00e9formant de leurs impostures et, au nom de leur science et  de leur religion, nous n\u2019avions plus qu\u2019\u00e0 nous     reconna\u00eetre dans le double mal\u00e9fique surgi de leurs fantasmes.\/ Les  Blancs, ils pr\u00e9tendaient savoir mieux que nous qui nous \u00e9tions, d\u2019o\u00f9  nous venions. Ils nous avaient palp\u00e9s, pes\u00e9s, mesur\u00e9s.     Leurs conclusions \u00e9taient sans appel : nos cr\u00e2nes \u00e9taient  caucasiques, nos profils s\u00e9mitiques, nos statures nilotiques. Ils  connaissaient m\u00eame notre anc\u00eatre, c\u2019\u00e9tait dans la Bible, il s\u2019appelait     Cham. (\u2026)<\/em> \u00bb Est-il besoin de commenter cet extrait, unique en  son genre, pr\u00e9cisons-le, dans le r\u00e9cit de Scholastique Mukasonga ? Il  cristallise la haine inextinguible qui ronge le peuple     tutsi et exprime la rancoeur d\u2019une femme qui, soucieuse de chercher  les causes, m\u00eame lointaines, de la mort de son peuple tant aim\u00e9, trouve  dans le Blanc un coupable id\u00e9al.<\/p>\n<p>En rappelant \u00e0 tous ce qu\u2019\u00e9tait le  Rwanda bien avant 1994, l\u2019auteur d\u00e9montre que les atrocit\u00e9s du g\u00e9nocide  d\u00e9bordent le moment m\u00eame de sa r\u00e9alisation. Quelque chose     de fondamental a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit (et qui ne peut se recenser comme le  nombre de morts) : c\u2019est la m\u00e9moire collective d\u2019un peuple, c\u2019est le  souvenir de traditions et de rites qui dans leurs     accomplissements perp\u00e9tuaient les richesses d\u2019un Rwanda ancestral.  La solidarit\u00e9, vertu naturelle qui liait chaque \u00eatre \u00e0 un autre et  essentielle dans le mode de vie rwandais, a laiss\u00e9 place au     soup\u00e7on. Cette perte incommensurable, Scholastique Mukasonga d\u00e9cide,  d\u00e8s l\u2019introduction &#8211; violente, terrible &#8211; de son ouvrage, de la  symboliser par la mort de sa m\u00e8re : Stefania, selon la logique     du matriarcat, \u00e9tait autrefois porteuse des secrets de ce Rwanda  ancien et c\u2019est pourquoi le texte tend \u00e0 faire d\u2019elle un arch\u00e9type &#8211; la  femme aux pieds nus qui forme le titre, c\u2019est autant cette     m\u00e8re-l\u00e0 que toutes les femmes rwandaises. Mais les Hutus n\u2019ont pas  fait de diff\u00e9rence : un bon <em>inyenzi<\/em>, un bon cafard, terme  qu\u2019utilisaient les Hutus pour qualifier les Tutsis et repris     dans le titre du premier ouvrage de Scholastique Mukasonga, est un  cafard mort. Stefania fut donc, comme les autres Tutsis, tu\u00e9e par une  machette.<\/p>\n<p>Si un espoir est encore possible,  c\u2019est, selon l\u2019auteur, la femme tutsie qui le porte en elle, et plus  pr\u00e9cis\u00e9ment, dans son ventre. Car le principe de vie est     souverain en tout, peut s\u2019affranchir de tout et \u00ab l<em>e prestige et les pouvoirs que la tradition rwandaise attribue \u00e0 la m\u00e8re de famille<\/em> \u00bb contribuent \u00e0 la prot\u00e9ger des <em>abizimu<\/em>,     les Esprits des morts. A tel point que l\u2019auteur conclut sa  d\u00e9monstration d\u2019une phrase dont la v\u00e9rit\u00e9 nous para\u00eetrait presque  scandaleuse : \u00ab <em>En 1994, le viol fut l\u2019une des armes des     g\u00e9nocidaires. Ils \u00e9taient pour la plupart porteurs du Sida. Et toute  l\u2019eau de Rwakibirizi et l\u2019eau de toutes les sources du Rwanda  n\u2019auraient pas suffi \u00e0 \u00ab\u00a0laver\u00a0\u00bb les victimes de la honte des     perversions qu\u2019elles avaient subies et de la rumeur de porteuses de  mort qui les faisait rejeter par beaucoup. Cependant, c\u2019est en elles et  dans l\u2019enfant du viol, qu\u2019elles trouv\u00e8rent la source     vive du courage, la force de survivre, de d\u00e9fier le projet de leurs  assassins.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Mais la v\u00e9rit\u00e9 dont Scholastique  Mukasonga se fait, elle, la porteuse, se pr\u00e9sente comme un fardeau qui a  la noirceur et la tristesse de la mort : le texte est     comme encercl\u00e9, strangul\u00e9 m\u00eame, par deux r\u00e9cits qui expriment le  sentiment de son impuissance. Le premier est n\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 : \u00ab <em>Je  n\u2019ai pas recouvert de son pagne le corps de ma m\u00e8re (\u2026)     Ses restes se sont confondus dans la pestilence de l\u2019immense  charnier du g\u00e9nocide et peut-\u00eatre \u00e0 pr\u00e9sent, mais cela aussi je  l\u2019ignore, ne sont-ils dans le chaos d\u2019un ossuaire, qu\u2019os parmi les os     et cr\u00e2ne parmi les cr\u00e2nes.<\/em> \u00bb ; le second est le fruit d\u2019un  cauchemar r\u00e9current, mais l\u2019image reste la m\u00eame. En choisissant  d\u2019ins\u00e9rer ces deux r\u00e9cits aux seuils de son texte, Scholastique     Mukasonga en arrive ainsi \u00e0 cette conclusion tragique, autant pour  elle que pour son lecteur : jamais l\u2019\u00e9crivain tutsi qu\u2019elle est ne  r\u00e9ussira \u00e0 tisser un linceul de mots assez grand pour     recouvrir et apaiser enfin le d\u00e9sespoir de son peuple.<\/p>\n<p>Sophie C. H\u00e9bert<\/p>\n<p><em>lien<\/em><\/p>\n<p>: http:\/\/biffures.org\/actualite\/2008\/03\/nigra-sum-sed-formosa\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Nigra sum sed formosa Le temps d\u2019un ouvrage, Scholastique Mukasonga a accept\u00e9 de r\u00e9veiller pour son lecteur sa m\u00e9moire d\u2019enfant. Quel \u00e2ge avait-elle dans le Rwanda des ann\u00e9es 1960-1970 ? Ses souvenirs semblent intacts et nous content la mont\u00e9e progressive de la violence hutue, incarn\u00e9e par ces soldats, sans peur mais pas sans reproche,<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":131,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[223],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v21.7 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"&nbsp; Nigra sum sed formosa Le temps d\u2019un ouvrage, Scholastique Mukasonga a accept\u00e9 de r\u00e9veiller pour son lecteur sa m\u00e9moire d\u2019enfant. Quel \u00e2ge avait-elle dans le Rwanda des ann\u00e9es 1960-1970 ? Ses souvenirs semblent intacts et nous content la mont\u00e9e progressive de la violence hutue, incarn\u00e9e par ces soldats, sans peur mais pas sans reproche,\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2008-03-11T14:22:25+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/biffures.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"300\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"300\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"amin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"amin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"8 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\"},\"author\":{\"name\":\"amin\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/76fbfbf5f2565571e1d710b46e58c44c\"},\"headline\":\"Biffures &#8211; mars 2008\",\"datePublished\":\"2008-03-11T14:22:25+00:00\",\"dateModified\":\"2008-03-11T14:22:25+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\"},\"wordCount\":1611,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc\"},\"keywords\":[\"La femme aux pieds nus\"],\"articleSection\":[\"Presse\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\",\"url\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\",\"name\":\"Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"2008-03-11T14:22:25+00:00\",\"dateModified\":\"2008-03-11T14:22:25+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Biffures &#8211; mars 2008\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/\",\"name\":\"Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise\",\"description\":\"Le site officiel de l&#039;\u00e9crivaine rwandaise Scholastique Mukasonga\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":[\"Person\",\"Organization\"],\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc\",\"name\":\"Scholastique\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/mukasonga.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/mukasonga.jpg\",\"width\":744,\"height\":744,\"caption\":\"Scholastique\"},\"logo\":{\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/76fbfbf5f2565571e1d710b46e58c44c\",\"name\":\"amin\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e5a396a8beea6da2480a9d3792719cf6?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e5a396a8beea6da2480a9d3792719cf6?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"amin\"},\"url\":\"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/author\/amin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise","og_description":"&nbsp; Nigra sum sed formosa Le temps d\u2019un ouvrage, Scholastique Mukasonga a accept\u00e9 de r\u00e9veiller pour son lecteur sa m\u00e9moire d\u2019enfant. Quel \u00e2ge avait-elle dans le Rwanda des ann\u00e9es 1960-1970 ? Ses souvenirs semblent intacts et nous content la mont\u00e9e progressive de la violence hutue, incarn\u00e9e par ces soldats, sans peur mais pas sans reproche,","og_url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/","og_site_name":"Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise","article_published_time":"2008-03-11T14:22:25+00:00","og_image":[{"width":300,"height":300,"url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/biffures.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"amin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"amin","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"8 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/"},"author":{"name":"amin","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/76fbfbf5f2565571e1d710b46e58c44c"},"headline":"Biffures &#8211; mars 2008","datePublished":"2008-03-11T14:22:25+00:00","dateModified":"2008-03-11T14:22:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/"},"wordCount":1611,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc"},"keywords":["La femme aux pieds nus"],"articleSection":["Presse"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/","url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/","name":"Biffures - mars 2008 - Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise","isPartOf":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#website"},"datePublished":"2008-03-11T14:22:25+00:00","dateModified":"2008-03-11T14:22:25+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/biffures-2006\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Biffures &#8211; mars 2008"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#website","url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/","name":"Scholastique Mukasonga - \u00e9crivaine rwandaise","description":"Le site officiel de l&#039;\u00e9crivaine rwandaise Scholastique Mukasonga","publisher":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":["Person","Organization"],"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/9f5ddc451388ccc16949a33abd60d0fc","name":"Scholastique","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/mukasonga.jpg","contentUrl":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/mukasonga.jpg","width":744,"height":744,"caption":"Scholastique"},"logo":{"@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/76fbfbf5f2565571e1d710b46e58c44c","name":"amin","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e5a396a8beea6da2480a9d3792719cf6?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e5a396a8beea6da2480a9d3792719cf6?s=96&d=mm&r=g","caption":"amin"},"url":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/author\/amin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40"}],"collection":[{"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/131"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/scholastiquemukasonga.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}